26 February 2025
Économie France

« La France doit produire plus pour mieux manger », affirme le ministre de l’Agriculture

  • Par FP92Avatar photo
  • février 24, 2025
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French Minister of Agriculture, Food Sovereignty and Forestry, Annie Genevard leaving Elysee palace after a meeting in Paris, on November 27, 2024//01JACQUESWITT_choix014/Credit:Jacques Witt/SIPA/2411271431

Dans un contexte de pressions croissantes sur le secteur agricole, le ministre de l’Agriculture a récemment déclaré que « la France doit produire plus pour mieux manger », mettant ainsi en avant la nécessité d’un renforcement de la production locale pour garantir une alimentation de qualité et accessible à tous.

Un enjeu de souveraineté alimentaire

La crise actuelle, marquée par l’inflation, la dépendance aux importations et les défis climatiques, met en lumière l’importance d’une agriculture plus résiliente. Le ministre souligne que la souveraineté alimentaire est un impératif stratégique : produire davantage en France permettrait non seulement de limiter les importations, mais aussi de garantir aux consommateurs des produits frais et de qualité, tout en soutenant les agriculteurs locaux.

Produire plus, mais à quel prix ?

Si la nécessité de produire plus semble évidente, la question des moyens pour y parvenir reste centrale. Les agriculteurs font face à de nombreux défis :

  • Le coût élevé des matières premières et de l’énergie,
  • Les contraintes environnementales et réglementaires,
  • La transition vers des pratiques plus durables.

Le gouvernement souhaite ainsi encourager l’innovation dans le secteur agricole, avec des aides pour la modernisation des exploitations, le développement de l’agroécologie et la promotion des circuits courts.

Mieux manger : un objectif ambitieux

Augmenter la production ne doit pas se faire au détriment de la qualité. Le ministre insiste sur la nécessité de maintenir un modèle agricole qui respecte la santé des consommateurs et l’environnement. Cela passe par un soutien accru aux productions biologiques, aux labels de qualité et aux pratiques respectueuses du bien-être animal.

Par ailleurs, une réflexion est en cours pour mieux encadrer la grande distribution et garantir une rémunération plus juste aux producteurs, afin qu’ils puissent continuer à proposer des aliments sains sans être étranglés par la concurrence internationale.

Un défi collectif

Pour relever ce défi, une mobilisation de l’ensemble des acteurs est essentielle : agriculteurs, consommateurs, industries agroalimentaires et pouvoirs publics doivent travailler ensemble pour construire un modèle plus équilibré.

La France, reconnue pour son savoir-faire agricole et gastronomique, a toutes les cartes en main pour renforcer sa production tout en préservant l’excellence de ses produits. Reste à savoir si les mesures gouvernementales sauront convaincre et soutenir efficacement ceux qui nourrissent le pays.


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